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DLC-DLUO, mieux comprendre pour sortir des idées reçues

 

 

DLC - DLUO, mieux comprendre pour sortir des idées reçues !

 

« A consommer jusqu’au. » (Date Limite de Consommation) « A consommer de préférence avant le…. » (Date Limite d’Utilisation Optimale), les différents étiquetages ne reflètent pas la même réglementation et peuvent induire en erreur un consommateur non averti. D’autant plus lorsque l’on sait que les dates limites de consommation pour un même produit sont prolongées d’une semaine, voir de 35 jours en Outre-Mer, dans le cas notamment du…reblochon ! Et ce juste pour répondre à des contraintes de transport…

Tout part, comme souvent, d’un bon sentiment : avertir et protéger le consommateur. Une directive de l’Europe interdit  la vente de tout produit non étiqueté de sa DLC (Date Limite de Consommation) ou de sa DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale), sans toujours tenir compte de nos traditions culinaires reconnues internationalement… Je prendrais juste comme exemple  notre roquefort  national au lait cru et notre saucisson au boyau naturel ! A noter que certains produits sont exemptés de cette obligation (voir liste en annexe 1).

Quelle est la différence entre ces deux nomenclatures ?

La DLC : L’étiquette doit mentionnée « A consommer jusqu’au…. »

«La DLC s’applique à toutes les denrées préemballées « très » périssables, susceptibles de présenter, après une courte période, un danger pour la santé : les produits frais, vendus en libre service dans les rayons réfrigérés des magasins et grandes surfaces (charcuteries, viandes, produits laitiers)”Extrait de la publication officielle de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, juin 2006.

Cette date est donc une limite à ne pas dépasser, les risques de contamination sont rééls.

Cependant certains produits pourraient sortir de cette catégorie, comme les yaourts….Qui, de part leur acidité, leur constituion organique sont plus stables dans le temps qu’une viande hachée ! Leur DLC est d’ailleurs plus longue dans les pays d’Outre-Mer…. . La crèmerie au lait cru n’est pas toute soumise à une DLC : le beurre, les fromages affinés ne sont pas concernés. Le lait cru à une DLC variable en fonction de sa conservation (bouilli ou non).

Produits soumis à une DLC : viande fraîche , poissons frais, charcuterie fraîche, volaille fraîche, certains laitages frais.

Les oeufs peuvent être consommés jusqu’à 4 semaines après la DLC, pourvu que la coquille soit intact (le bon sens : plonger l’oeuf dans une casserole d’eau froide, si l’oeuf flotte c’est qu’il faut le jeter !).  Une conservation sous vide prolonge la DLC de 15 jours en moyenne.

DDM: terme ayant remplacé celui de date limite d’utilisation optimale (DLUO) du produit depuis la mise en application du règlement INCO au 13 décembre 2014.

La DLUO : « A consommer de préférence avant le…. »

“La DLUO sur un produit alimentaire n’a pas le caractère impératif de la date limite de consommation. Sachez que votre produit n’est pas pour autant périmé si la date est dépassée. Dans ce cas, le fabricant ne garantit plus la qualité organoleptique (moins de goût, plus mou, plus sec...) et/ou diététique de la denrée. Le produit reste consommable s’il a été stocké selon les indications du fabricant. Il peut être maintenu à la vente.  

La DLUO figure sur tous les produits d’épicerie, les conserves, les boissons et les produits surgelés”. Extrait de la publication officielle de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, juin 2006.

Produits soumis à une DLUO : produits salés, fumés, épicerie, certains laitages (beurres, fromages affinés, produits UHT...), boissons, produits secs.

Le consommateur peut donc sans crainte pour sa santé utiliser un produit dont la DLUO est dépassée. Mais pourquoi donc une DLUO, et aussi courte ? Certains ministre et sénateurs lors de questions posées le  28 février 2013 et d’un débat le 21 mai 2013 au sénat soulignent le gaspillage induit par l’inquiétude que génére cette étiquetage chez un consommateur non informé.  Les produits, périmés ou non, sont jetés sans discernement par les réseaux de distribution et les consommateurs. Certains sénateurs n’hésitent pas à suggérer que ce gaspillage alimente une surconsommation profitable à certaines industries alimentaires…

Le ministre des Outre-Mer souligne également la disparité inacceptable qui existe entre les dates étiquetées en métropole et en Outre-Mer. Jetant inévitablement un discrédit sur ces dates limites mentionnées sur les produits concernés de la métropole. Il remarque que cette différence est d’autant plus injustifiée que le voyage peut altérer la qualité des produits : rupture de la chaine du froid possible, conditions d’hydrométrie…

Et c’est bien sur ce dernier point qu’il faut à mon sens mettre l’accent.

Car ces DLC et DLUO ne sont valables que si le  produit a été produit et conservé dans des conditions optimales : laboratoires aux normes CE, conditions d’hygiène adaptées, chaîne du froid respectée du producteur jusqu’au point de consommation final.

Le produit frais a t-il pris un coup de chaud sur le quai, dans le camion, la voiture ou dans le panier, avant d’être déposé dans un endroit frais approprié ? La température du réfrigérateur est-elle bien en dessous de 4°C ? L’endroit de conservation du produit est il adapté, la luminosité convient-elle ?

Ces changements de température et de conservation imposés au produit sont souvent responsables de sa détérioration, et ce avant que la date limite ne soit atteinte !!

Les solutions pour le consommateur : privilégiez les filières courtes, la confiance et l’échange avec le distributeur et/ou le producteur, prendre des précautions lors du transport , vérifiez les conditions de stockage, évaluez régulièrement la température de son réfrigérateur, et surtout beaucoup de bon sens  et de “penser par soi-même” !

Dans ce climat actuel de suspicion sur fond de scandales alimentaires successifs, de traumatismes consommatoires, une inquiétude envahit une partie de la population en sur-nutrition : et si on nous empoisonnait !!

Revenons donc à des valeurs vraies, une consommation de proximité, authentique et de saison, loin des clichés de la grande distribution qui stéréotype, formate et aseptise.

Echangeons pour apprendre et mieux comprendre.

 

                                                                                                                                                                                                                                                       Mon Local, www.monlocal.fr

 

 

 

Les sources  :

- publication officielle de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, juin 2006

- publications officielles du sénat sur www.senat.fr 

- 60 millions de consommateurs

 

ANNEXE 1 :  produits non soumis à un étiquetage de date limite de consommation

1° Fruits et légumes frais, y compris les pommes de terre, qui n'ont pas fait l'objet d'un épluchage, coupage ou autre traitement similaire. Cette dérogation ne s'applique pas aux graines germantes et aux produits similaires tels que les jets de légumineuses ;

2° Vins, vins de liqueur, vins mousseux, vins aromatisés et produits similaires obtenus à partir de fruits autres que le raisin ;

3° Boissons relevant des codes N.C. 2206.00.91, 2206.00.93 et 2206.00.99 du règlement (CEE) n° 2658/87 du Conseil du 23 juillet 1987 relatif à la nomenclature tarifaire et statistique et au tarif douanier commun et fabriquées à partir de raisin ou de moût de raisin ;

4° Boissons titrant 10 % ou plus en volume d'alcool ;

5° Boissons rafraîchissantes non alcoolisées, jus de fruits, nectars de fruits et boissons alcoolisées dans des récipients individuels de plus de 5 litres, destinés à être livrés aux collectivités ;

6° Produits de la boulangerie ou de la pâtisserie qui, en raison de leur nature, sont usuellement consommés dans le délai de vingt-quatre heures après la fabrication ;

7° Vinaigres ;

8° Sel de cuisine ;

9° Sucres à l'état solide ;

10° Produits de confiserie consistant presque uniquement en sucres aromatisés et/ou colorés ;

11° Gommes à mâcher et produits similaires à mâcher ;

12° Doses individuelles de glaces alimentaires.

 

 

ANNEXE 2 : mieux lire les étiquetttes et mieux conserver

Si vous détenez un produit dont la DLUO est indiqué par :

- « À consommer de préférence avant le... » suivie du jour et du mois

La durabilité du produit est de 3 mois après la date

 

- " À consommer de préférence avant fin... » suivie du mois et de l’année

La durabilité du produit est de 18 mois après la date

 

- « À consommer de préférence avant fin » suivie de l’année

La durabilité du produit est supérieur à 18 mois

 

Bon à savoir : lorsque l’emballage d’un produit comporte une date de fabrication (jour, mois, année), la mention « À consommer de préférence dans un délai de... après la date figurant... » peut remplacer la DLUO.

Après l’ouverture de l’emballage

Dès qu’un emballage est ouvert, la date de durabilité indiquée perd son utilité s’il s’agit d’un aliment périssable sur lequel est indiqué « à consommer jusqu’au... » ou d’un aliment « à consommer de préférence avant le... » (ex. : mayonnaise).

Par contre, les produits secs avec indication « à consommer de préférence avant fin... » peuvent être consommés jusqu’à la date indiquée, même si l’emballage a été ouvert.

 Le cas des conserves

Pour un produit en conserve (boite métallique), plus que la DLUO, c’est l’aspect extérieur de la conserve qu’il faut prendre en considération pour juger de sa stabilité. En effet, toute trace d’altération telle que déformation, traces de rouille, bombage..., peut révéler une altération du produit. En cas de doute, il est préférable d’éviter d’en consommer le contenu

Extrait de la publication officielle de la Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, juin 2006.